Livre Noir : La bombe de Marzouki

Mag14
L’annonce de la publication par la présidence de la République du «Livre Noir» consacré au système médiatique de Ben Ali a fait l’effet d’une bombe.
L’assainissement du secteur de la presse, l’une des principales revendications de la Révolution, est de nouveau sur la sellette.Et selon nos premiers éléments d’information, l’essentiel des archives présidentielles concernant les hommes des médias a été publié dans cet ouvrage, et même les journalistes entretemps recyclés dans les machines de propagande partisane, n’ont pas échappé aux filets du Livre Noir.
En clair, si quelques rares personnalités impliquées dans la corruption médiatique ont pu être épargnées, c’est tout simplement parce que les archives de la présidence de la République ne recèlent pas de preuves à charge sur leur compte.
Le cas échéant, il est clair que l’omission délibérée de certains noms constituerait un coup terrible à l’institution à l’origine de cette publication.
A noter que nos sources précisent que si certains ont pu se procurer une copie de l’ouvrage, imprimé sur les rotatives de l’Imprimerie Officiel, ce n’est que par le biais d’une inévitable fuite, et non par les canaux officiels.
Car le livre noir n’a pas encore été officiellement distribué.
Les critiques émises sur l’identité du directeur de la chaîne proche d’Ennahdha qui a révélé la diffusion prochaine du livre n’ont donc pas, a priori, et dans l’attente de vérifications plus approfondies, pas réellement de raison d’être.
A noter que l’on apprend également que les différentes listes qui circulent sur les réseaux sociaux ne sont en pas issues de cet ouvrage, qui n’en finit pas de faire parler de lui.
Et pour cause.
Lotfi Zitoun et le syndicat des journalistes Le problème posé par les tout-puissants médias benalistes n’a jusqu’ici été qu’un épouvantail agité au gré des rapports de forces du moment.
Lotfi Zitoun, l’homme qui a dans un premier temps réclamé à cors et à cris la reddition des comptes, a fini par exiger le silence quand Ali Laâridh, l’actuel chef du gouvernement à l’époque ministre de l’Intérieur, a affirmé vouloir clore le débat sur la question.
Officiellement, pour ne pas «perturber la quiétude des familles des coupables».Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT), dont certains représentants ont d’abord exigé l’ouverture des archives du ministère de l’Intérieur, a fini par éluder la question après avoir essuyé le refus du gouvernement.
Sauf que les initiatives du syndicat s’arrêteront là, dans une volonté proclamée de «ne pas diviser les rangs des journalistes». Quant à la justice transitionnelle, elle semble glisser sur la pente transactionnelle de moins en moins discrètement.
Passant par profits et pertes, la brûlante question de la reddition des comptes.
Mais une vie politique digne de ce nom, pourrait-elle se concevoir dans un environnement marqué par les allégeances rémunérées en sonnantes et trébuchantes?Pendant ce temps, le président de la République essuie à un rythme quotidien le feu roulant d’une critique trop souvent sélective, qui traîne dans la boue les uns, en réservant à d’autres des articles systématiquement dithyrambiques.
S’agiraient-il d’attaques préventives, destinées à discréditer d’avance, l’un des rares politiques qui a d’emblée affirmé sa volonté de remettre en cause le clientélisme et la corruption ? Et au-delà des errements de la présidence, de ses erreurs, et de ses approximations, ne faudrait-il pas plutôt saluer un geste qui répond enfin aux revendications de la révolution ? Mieux vaut tard que jamais L’initiative est certes tardive.
De plus, elle intervient dans un contexte marqué par la banalisation du benalisme, et même par le retour fracassant sur la scène politico-médiatique de ses symboles les plus criards.
Pis : les médias mauves ont depuis regagné presque tout le terrain perdu depuis le déclenchement de la Révolution, et paraissent que jamais dominer le paysage.
Et voici que la dernière bombe médiatique de Marzouki menace de remettre les pendules à l’heure.Paradoxalement, quelques voix s’élèvent, même parmi les opposants au Zabatisme, pour condamner l’initiative.
Mais aurait-il été préférable de se taire à jamais et de clore définitivement les dossiers noirs pour une question de retard accumulé ? Par ailleurs, qu’est-ce qui pourrait justifier de garder indéfiniment le silence sur ceux qui se sont enrichis sur le dos de la collectivité ?Mais les médias sont-ils les seuls incriminés ? Certainement pas.
Selon nos informations, la présidence de la République ne compte pas s’arrêter à ce seul ouvrage consacré au marigot de la presse tunisienne.
D’autres publications basés sur les archives du Palais suivront, et s’attaqueront aux autres secteurs gangrenés par la corruption.
Ce n’est donc que le premier épisode du feuilleton.
Moez El Kahlaoui
2013-11-29 22:13:36

 Dans un communiqué rendu public, la Présidence de la République a annoncé que le président provisoire Moncef Marzouki s’est entretenu avec ses homologues des plusieurs pays tels que le Maroc, la Mauritanie, le Qatar, le Koweït, l’Afrique du Sud, La Bolivie, l’Argentine, ainsi qu’avec les chefs des gouvernements de l’Algérie, La Turquie, La Malaisie.Les moyens de soutenir le...

Le citoyen ayant traité Marzouki de « tartour » libéré La chambre criminelle de la cour d’appel de Tunis, a décidé aujourd’hui, 26 août 2014 de libérer le citoyen accusé d’outrage à un fonctionnaire public et d’offense au chef de l’État en le traitant de « tartour ». La chambre a décidé de reporter l’examen de l’affaire à une date ultérieure.
La chambre...

Le président de la République provisoire Mohamed Moncef Marzouki a eu, mardi soir, un entretien téléphonique avec le chef du Bureau politique du Mouvement Hamas, Khaled Mechaal qui l’a informé de la conclusion d’un accord de cessez-le-feu dans la Bande de Gaza et de la poursuite des pourparlers, dans deux mois, sur les points encore litigieux.D’après un communiqué de la...

Entretien téléphonique Marzouki-Mechaal après l'accord de cessez-le-feu à Gaza Le président de la République provisoire Mohamed Moncef Marzouki a eu, mardi soir, un entretien téléphonique avec le chef du Bureau politique du Mouvement Hamas, Khaled Mechaal qui l'a informé de la conclusion d'un accord de cessez-le-feu dans la Bande de Gaza et de la poursuite des pourparlers, dans deux...

Mechaâl s’entretient avec Marzouki et annonce une visite en TunisiePublié le Mercredi 27 Août 2014 à 11:09 Le chef du bureau politique du mouvement de résistance Hamas, Khaled Mechaâl, s’est entretenu mardi soir au téléphone, avec le président Moncef Marzouki, et l’a informé de l’accord de cessez-le-feu permanent (conclu mardi entre les factions de résistance et l’entité...

Mechaâl s’entretient avec Marzouki et annonce une visite en TunisiePublié le Mercredi 27 Août 2014 à 11:09 Le chef du bureau politique du mouvement de résistance Hamas, Khaled Mechaâl, s’est entretenu mardi soir au téléphone, avec le président Moncef Marzouki, et l’a informé de l’accord de cessez-le-feu permanent (conclu mardi entre les factions de résistance et l’entité...

Hamas leader Khaled Meshaal called Tunisian president Moncef Marzouki Monday to inform him of the Hamas-Israel ceasefire and to thank Tunisia for its support for the Palestinian people.2012 Protest in Tunis against Airstrikes in the Gaza Strip.
Photo Credit: Tunisia LiveHamas leader Khaled Meshaal called Tunisian president Moncef Marzouki Monday to inform him of the signing of an...

Moncef Marzouki a souligné qu’il existe des islamistes et des laïcs démocrates.
Il a ajouté qu’il y a aussi des laïcs et des islamistes armés qui sont contre la démocratie.« En tant que laïc, Je me sens plus proche d’un islamiste démocrate que d’un laïc qui ne l’est pas » a avancé le Président provisoire de la République.   

Annoncées, lors d’une conférence de presse, tenue hier et sous le signe de la continuité, l’innovation et l’ouverture sur des personnalités indépendantes, les listes contiennent des noms déjà connus.En effet, pour les législatives, le CPR gardera Sihem Badi, la très controversée ministre des affaires de la femme, Abdelwahab Maatar (sfax 2), Slim Ben Hmidane (Ariana), Imed...

30-08-2014-12:26 : Tunis : Le prochain président sera soit Marzouki soit Ben Jaafar, selon Mohamed Abbou Le secrétaire général du parti « le Courant démocratique », Mohamed Abbou, a affirmé qu'il n'est pas intéressé par les élections présidentielles et législatives, ajoutant qu'il développe une nouvelle conception de la Tunisie « après des siècles de dictature et quatre...


Chargement...